Comment j’ai dit STOP à l’anxiété
Mon parcours vers la sérénité ✨
Comment surmonter l’anxiété ? Vaste sujet, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de mon parcours et de comment j’ai décidé de dire « STOP ». J’ai refusé de laisser mon anxiété dicter ma vie plus longtemps.
Il était une fois…
« Ohhh, mais arrête de stresser pour rien ! »
J’ai toujours été qualifiée d’anxieuse par mon entourage : facilement stressée, toujours à penser au pire, à imaginer 50 scénarios catastrophes, à vouloir tout faire parfaitement, à faire plaisir aux autres, à devancer leurs besoins, etc.
Cette phrase, « Ohhh, mais arrête de stresser pour rien ! », je l’ai entendue un millier de fois lorsque je faisais part de mes craintes et de mes doutes. Mais que veux-tu, j’étais comme ça. Et je m’en voulais, car je voyais bien que je pouvais agacer les gens autour de moi. En voiture, je suis une passagère horrible tellement j’ai peur. Je suis le genre de maman à hurler « ne cours pas, tu vas tomber !!! » à tout bout de champ. En tant que compagne, je tiens l’échelle et mon conjoint comme si je pouvais amortir une quelconque chute, répétant toutes les 10 secondes « fais attention ». Je pourrais te dresser une liste longue comme le bras, mais là n’est pas le sujet !
« Respire, ça va passer ! »
L’anxiété s’est installée sournoisement dans ma vie. Ma tête tournait, mon rythme cardiaque s’emballait, ma vision se floutait. Je ressentais des difficultés à respirer, j’avais de plus en plus de mal à dormir, et les insomnies et réveils nocturnes se faisaient plus présents. L’intensité de ces symptômes était variable. Pour moi, il s’agissait de petits malaises, de chutes de tension peut-être. J’étais effectivement sous pression au travail depuis plusieurs mois donc j’associais facilement ces symptômes au stress. Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allée chez mon médecin. J’avais repoussé cela au maximum, on ne sait jamais que l’on m’annonce que j’avais une maladie grave et incurable (si tu es atteinte d’anxiété, tu sauras très certainement de quoi je parle 😅). Mais là, mon médecin m’a dit « Ce sont des crises d’angoisse ! ». What ?! Je n’y ai pas cru (ou je n’ai pas voulu y croire), j’ai refusé le traitement qu’il me proposait et j’ai repris ma vie comme si de rien n’était, ou presque.
« Mais qu’est-ce qu’il t’arrive ?! »
Et à partir de ce moment-là, c’est comme si mon corps attendait ce signal pour lâcher. Progressivement, je n’ai plus réussi à conduire, à sortir dechez moi, à voir du monde, à travailler. J’avais perdu ma joie de vivre, mon sourire, l’envie de rire et de faire rire, d’écouter les autres, de les aider. Il m’a fallu retourner chez mon médecin, accepter un traitement médicamenteux et arrêter de travailler temporairement.
La fin de l’anxiété
Au tout début de mon arrêt, je me suis enfin autorisée à aller mal. Je me suis autorisée à pleurer, à relâcher la pression, à ne rien faire peu importe l’avis des autres. Mais mon entourage, de plus en plus inquiet, m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il était temps de prendre en main ma santé mentale.
Je te raconte tout ça car aujourd’hui, j’ai envie que mon parcours serve. Que tu puisses voir, si toi aussi tu souffres d’un trouble anxieux généralisé, qu’il existe des moyens pour s’en sortir, se relever. Voici comment j’ai pu remonter la pente :
Par la demande d’aide extérieure
J’ai débuté une psychothérapie pour m’aider à sortir de cet état catatonique. Nous avons pu aborder énormément de choses au fil des séances et ça m’a été salutaire. Ça a mis en lumière des difficultés auxquelles je ne voulais pas prêter attention mais qui se sont révélées importantes pour mon bien-être. Ça m’a permis de mieux me connaître, de mieux comprendre l’anxiété, de savoir reconnaître l’arrivée d’une crise d’angoisse, les symptômes et les signes précurseurs. J’ai pu travailler sur mes peurs, sur ma confiance en moi. J’ai également rencontré une thérapeute avec qui j’ai expérimenté l’EMDR pour ma peur de la voiture. La psychothérapie m’a permis d’exprimer mon mal-être et de me retrouver.
Par l’écoute de mes besoins
Au même moment, alors que sortir de mon lit était une épreuve, une petite voix dans ma tête me soufflait « prends soin de toi ». Ne sachant comment faire, j’ai alors commencé à mettre en place une routine skincare. Nettoyage du visage, crème contour des yeux, sérum et crème hydratante. Ces quelques minutes à prendre soin de moi étaient devenues incontournables. J’en venais à attendre ce moment de la journée avec impatience car je me sentais bien en prenant soin de moi. Mettre en place une routine skincare m’a aidée à m’accepter progressivement.
Par le tri et le rangement
J’ai aussi ressenti le besoin de nettoyer, de ranger ma maison. J’avais ce sentiment d’urgence, de nécessité absolue. J’ai alors pu trier, nettoyer et réorganiser chaque placard de ma maison. Je peux te dire que ça m’a fait un bien fou ! Tu trouveras ici un lien vers le site de L’Organisée qui explique extrêmement bien pourquoi nous avons besoin de passer par cette étape de rangement lors de périodes difficiles. Ce grand nettoyage m’a permis de faire le tri aussi bien chez moi que dans ma tête.
Par la pratique de l’art de ne rien faire
Je me suis autorisée à ne rien faire ! Nous passons tant de temps à courir : les enfants, le travail, le ménage, les courses, la vie sociale, le besoin de performance, d’optimisation du temps et j’en passe. T’autorises-tu de temps en temps à dire stop ? Personnellement, j’ai appris à le faire à ce moment-là. J’ai pu notamment découvrir le bien-être procuré par la méditation.
Par la spiritualité
J’ai toujours aimé les oracles et la lithothérapie. J’ai grandi en voyant ma mère utiliser les tarots, le pendule mais un jour j’ai pris peur. Peur de connaître l’avenir, les difficultés à venir, les projets qui ne se concrétiseraient jamais et puis il y avait aussi le regard des autres… Mais j’ai osé me lancer, essayer et ce fut comme une libération. J’osais enfin faire quelque chose pour moi, écouter mon intuition et surtout cela a été un véritable outil pour apprendre à me connaître vraiment.
Par la pratique de la gratitude
J’ai découvert le pouvoir de la gratitude ou l’art de se focaliser sur ce que nous avons plutôt que sur ce qui nous manque. Je me suis équipée d’un journal de gratitude que je remplissais chaque matin et chaque soir. Une habitude qui m’a permis d’apprécier de nouveau les petits moments de la vie auxquels parfois nous ne prêtons plus attention. La gratitude m’a aidée à retrouver un état d’esprit positif et à retrouver mon optimisme perdu.
Par la pratique d’une activité physique
Grâce à ma chienne, j’ai pu ressortir tout doucement de chez moi seule. Je partais la promener dans le quartier, j’ai augmenté la durée et la distance progressivement. Ces balades matinales m’ont fait le plus grand bien et le temps passant, j’ai voulu passer à la vitesse supérieure. Je suis passée d’une sédentaire assumée à une sportive junior 🐣. Je suis allée jusqu’à 3 séances de sport par semaine (vélo elliptique et un peu de musculation). J’ai rapidement compris l’engouement pour le sport. C’est du temps que tu prends pour toi, pour te défouler, pour évacuer tout le stress, toutes les tensions accumulées. Le sport m’a permis de développer ma capacité à me dépasser, ma persévérance et ma confiance en moi.
Mon message pour toi
L’anxiété ne te définit pas. Ce n’est pas une fatalité. Si tu te reconnais dans mon histoire, sache que tu n’es pas seule et qu’il y a des moyens pour aller mieux. Prends soin de toi, écoute ton corps et n’hésite pas à demander de l’aide.
Je développerai au fil de ce blog les outils et les techniques qui me permettent aujourd’hui de vivre plus sereinement.
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A très vite,
Aurélia 🌻





